17 919

Avant propos :

 

Entre art expérimental et avant garde, Sculi construit une œuvre cosmomorphique. Le cosmomorphisme désigne une démarche où les formes évoquent l'univers, la matière, l'énergie, les astres, le mouvement cosmique et les relations entre l'être vivant et le cosmos. Une œuvre cosmomorphique est l'expansion, la gravité, l'infini, la naissance de la matière ou les formes organiques en volumes abstraits ou semi-figuratifs forment un tout.

 

Le Cosmomorphisme transpose dans le champ artistique l'idée d'une continuité entre l'être et le monde. Dans l'œuvre de Sculi, cette continuité devient plastique : sculpture, matière, image, couleur et lumière ne constituent plus des réalités indépendantes mais les différents états d'une même œuvre en transformation. Chaque forme peut en accueillir une autre, la modifier et être modifiée par elle. Le Cosmomorphisme ne cherche ainsi ni la juxtaposition ni la fusion des disciplines, mais leur métamorphose réciproque afin de faire émerger une réalité plastique nouvelle.

 

Ce qui donne à la sculpture de Sculi trois visions : la forme, les couleurs et les dessins de lumière. Puis dans sa démarche il regroupe ces trois médium pour ne faire qu'une oeuvre en constante métamorphose.

 

Biographie :

 

Né en 1977, Sculi vit et travaille à Montfaucon dans le sud de l'Aisne en France, son atelier est au milieu de la nature, c'est un artiste libre et autodidacte. Depuis l'âge de 14 ans, il crée. Il expose son travail dés 1995, est de suite encouragé, soutenu par les artistes, et amateurs d’art qu’il croise.

 

Sculi explore chaque matière mise à sa disposition, chaque œuvre ou pensée qu'il rencontre. Sculi veut découvrir l’art et particulièrement la sculpture.

 

Son travail est à l'image d'un chemin qu'il partage avec le plus grand nombre en utilisant le média plastique de l'art, ce qui séduit en lui c'est son écriture universelle. Il entreprend depuis ses débuts, que ses créations soient à l'image de cette pensée... Que l'on puisse comprendre sans aucune explication, ni même de titre.

 

De 1994 à 2013 Sculi explore la pierre, le bois, le métal.

 

Pour lui, un artiste se doit de toujours avancer dans sa création, il ne peut pas rester sur un style d’œuvre, les artistes doivent sans cesse évoluer : la technique et la matière ne sont que des supports. En changer c'est se remettre en question, c'est s’offrir de nouvelles possibilités, c'est découvrir un nouveau langage... De ce fait son œuvre est ouverte avec des variations de styles sur une multitude de matières.

 

Le fil conducteur de l’œuvre de Sculi est son engagement pour la planète et l’élévation de l’esprit.

 

2013, sa rencontre avec la résine et la fibre optique lui inspire une étude sur l'Homme qui est fait de lumière et d’énergie ce qui le mène aux « Flux Nitescents » son travail actuel.

 

Dans ce projet il souhaite utiliser chaque art, le volume, la couleur, le son, la lumière, la numérisation... la scénographie. Sur les expositions les œuvres prennent place avec leurs propres jeux. L'exposition devient une installation.

 

Dans ces œuvres Sculi compose avec la couleur grâce à des pigments qu’il mélange à la résine, il ne recherche pas une harmonie de couleurs mais la création d’une énergie, bien qu’avec la pratique son œil s’affûte et il crée ses propres harmonies.

 

La fibre optique permet la génération de lumière à l’intérieur de l’œuvre de façon pérenne, la lumière est générée par une LED placée dans le socle de l’œuvre et elle est aisément remplaçable c’est donc une maintenance facile. La fibre optique est garantie à vie. Ce qui n’est pas le cas des lampes ou led incrustées dans les autres sculptures.

La fibre optique est installée de manière à pouvoir suivre l’évolution technique des générateurs de lumière.

 

Et c’est pour cette raison que Sculi a intégré en toute confiance la fibre optique dans son œuvre grâce à une technique qui lui est propre déposée à l’INPI et unique au monde.

 

2017, d’anthropomorphisme les formes deviennent végétales dites végémorphiques.

 

2019, l’œuvre d’avant garde passe en expérimentale étant donné l’état de pensées, de formes, de matières et de techniques.

 

2020, intensification des études en cosmologie et Sculi crée ses premières œuvres cosmomorphiques.

 

2021, Il débute ses premiers essais de sculpture de lumière, projet de longue date. L’artiste cherche à donner des formes particulières à la fibre optique qu’il exploite et débouche sur les dessins de lumières.

 

En 2025 l’œuvre de Sculi et devenue un travail profond à lecture multiples créant un dialogue unique, par ses formes, ses couleurs travaillées en couches interactives. Ses dessins de lumières visibles de jour comme de nuit où le lecteur n’en fini jamais de découvrir tous les secrets de la composition de chaque pièce.

 

MANIFESTE DU COSMOMORPHISME

 

De la continuité du monde à la métamorphose de l'œuvre

 

Le Cosmomorphisme trouve son origine dans une idée ancienne : l'être n'est pas séparé du monde. Il appartient à un ensemble de relations, de formes et de forces qui le traversent et qu'il transforme à son tour.

 

Le Cosmomorphisme artistique transpose cette conception dans le champ de la création.

 

L'œuvre n'est plus envisagée comme une forme isolée, achevée et enfermée dans ses propres limites. Elle devient un territoire de rencontres et de transformations.Dans ma pratique, la sculpture constitue souvent le premier état de cette réalité.Mais elle n'est pas nécessairement son état définitif.

 

Une autre œuvre peut venir à sa rencontre. Une intervention picturale peut modifier sa perception. Une image peut pénétrer sa surface. La lumière peut dessiner sur elle une nouvelle forme. Une projection peut révéler ce qui n'existait jusque-là qu'à l'état latent.

 

Ces interventions ne sont pas des ornements ajoutés à une œuvre préexistante.Elles deviennent l'œuvre.

 

Le Cosmomorphisme ne consiste donc pas à juxtaposer la sculpture, la peinture, le dessin, l'image ou la lumière. Il cherche à provoquer leur métamorphose réciproque.

 

Chaque forme agit sur l'autre.

Chaque œuvre peut en contenir une autre.

 

Et de leur rencontre apparaît une réalité qui n'appartenait entièrement à aucune d'elles.

 

C'est en cela que le Cosmomorphisme se distingue d'une simple association de disciplines ou de techniques mixtes. Il ne cherche pas l'accumulation, mais la transformation.

 

La sculpture cesse alors d'être uniquement un volume dans l'espace.

Elle devient support, territoire, matière de transformation et espace d'apparition.

 

La lumière elle-même cesse d'être seulement ce qui permet de voir l'œuvre : elle peut devenir dessin.

 

L'image cesse d'être seulement représentation : elle peut devenir matière.

La matière cesse d'être une limite : elle devient passage.

Ainsi, le Cosmomorphisme repose sur une continuité fondamentale entre les formes.

 

De même que le sens originel du cosmomorphisme refuse une séparation absolue entre l'être et le monde, le Cosmomorphisme artistique refuse de considérer les différentes réalités de l'œuvre comme indépendantes les unes des autres.

Tout peut agir sur tout.
Tout peut transformer tout.

L'œuvre devient alors un monde en elle-même : non pas un monde immobile, mais un système de relations dans lequel formes, matières, images et lumières existent les unes par les autres.

Le Cosmomorphisme ne cherche donc pas à représenter le cosmos.

Il cherche à en retrouver le principe : la relation.

Un univers où les formes apparaissent, se rencontrent, se transforment et donnent naissance à d'autres formes.

L'œuvre cosmomorphique n'est jamais seulement ce qu'elle montre.

Elle contient la possibilité de devenir autre.

 

SCULI

 

Le Cosmomorphisme : faire de l'œuvre un monde de transformations.